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Manifestations

2015

Chorale du Palais en clôture de l’assemblée générale de l’association le 14 mars 2015 au Mas Martin de Veyrac. Elle a offert au public une prestation de qualité. Prestation qui s’est poursuivie lors du verre de l’amitié où conversations et chants se mêlaient.

La Présidente et l’ensemble du conseil d’administration de Mémoire de Nieul et Alentours souhaitent remercier chaleureusement les choristes et la chef de choeur tant pour le concert que pour la qualité des échanges.

Conférence "14-18, le Limousin dans la Guerre, la vie à l’arrière", de Pascal Plas, Directeur de la Chaire d’Excellence gestion du conflit et de l’après conflit, le 18 avril 2015 en salle d’honneur du château de Nieul.

« Les Commémorations sont un hommage aux morts ». C’est en ces termes que M. Pascal Plas, historien, directeur de la Chaire d’Excellence gestion du conflit et de l’après conflit, a débuté sa conférence qui a captivé l’assistance nombreuse réunie au château de Nieul à l’initiative de Mémoire de Nieul et Alentours.

Après avoir présenté le Limousin comme une région de « l’arrière » par excellence, M. Plas a entrecoupé son propos de lectures de rapports et mémoires d’observateurs de l’époque appréciant les changements en cours d’une société qui a du s’adapter à des circonstances particulières difficiles et qui même loin du front a participé activement à l’effort de guerre.

Excursions autour de la statuaire féminine dans les monuments aux morts limousins :

Le jeudi 23 avril 2015, ont été visités les monuments aux morts de :

- CIEUX : jeune Limousine tenant de épis de blé, dite « la bergère » ; de part et d’autre de la statue : casque, fusil, chapeau, végétaux, attributs civils et militaires. Statue de 1,85 m sculptée dans un bloc de calcaire marbrier de Lavoux (Vienne). Maître d’oeuvre : Félix Honorat, d’après l’oeuvre d’Yvonne Gendron, artiste-sculpteur. Inaugurée le 17 novembre 1935, et de nouveau le 23 juillet 1985 en présence du modèle ayant posé 50 ans plus tôt (et qui est la mère de Victor Lanoux).

- BELLAC : Limousine assise, en costume local, tenant un casque de soldat sur ses genoux ; hauteur : 1 ;40 m. Granit du Compeix (Creuse) et pierre de taille de Blond. Auteurs : Henri Coutheillas, sculpteur ; Elie Berteau, architecte. Inaugurée le 9 septembre 1923. Visite de la ville de Bellac.

- LE DORAT : ensemble monumental de 7,64 m, en granit du Finistère. Allégorie : victoire ailée de 1,80 m adossée à une lanterne des morts. Auteurs : Henri Coutheillas, sculpteur ; Elie Berteau, architecte. Inaugurée le 13 octobre 1929. Visite de la ville du Dorat.

- LA SOUTERRAINE : soldat tenant dans sa main droite une petite victoire ailée. Sur les 4 faces du socle en granit, bas-reliefs en bronze (le sacrifice, les funérailles, la blessure, l’attaque). Auteur : Charles Hofman, sculpteur. Inaugurée le 8 juillet 1923. Visite de la Tour de Bridiers, du XIIIème siècle.

- THOURON : jeune Limousine en costume local portant un bouquet, debout devant des croix. Statue de 1,60 m en pierre de Lens (Gard), socle en granit du Compeix (Creuse). Maître d’oeuvre : Félix Honorat, d’après l’oeuvre d’Yvonne Gendron, artiste-sculpteur. Inaugurée le 24 septembre 1933.

Source pour les visites : En mémoire d’elles- La Statuaire féminine dans les monuments aux morts féminins- 14-18, par Janette Cathalifaud et Josepha Herman-Bredel, Culture et Patrimoine en Limousin, 2008.

Le 30 mai 2015 ont été visités les monuments de

- SAINT YRIEIX SOUS AIXE : pyramide présentant à sa base une statue en bronze, femme offrant un rameau d’olivier. Allégorie de la Jeunesse : copie réduite d’une œuvre de Chapu réalisée après 1871 pour le monument commémoratif à l’école des Beaux-Arts de Paris. Monument en granit du Compeix (Creuse). Auteurs : Félix Honorat, sculpteur (pyramide) ; H.M.A. Chapu, sculpteur.

- ROCHECHOUART : ensemble monumental à deux faces : allégorie de la Paix ou de la Victoire, en position frontale ; à l’arrière, femme prosternée, allégorie de la Douleur. Pierre de taille. Auteur : Delpérier, artiste statuaire. Inauguré le 28 septembre 1924.

- CHALUS : Limousine debout, devant une pyramide de 6 m. Granit du Nontronnais (Dordogne). Auteurs : Henri Coutheilhas, sculpteur ; Elie Berteau, architecte. Inauguré le 21 octobre 1923.

- SAINT YRIEIX LA PERCHE : pyramide et statue de la République guerrière ; drapeau et accessoires militaires. Hauteur totale : 6 m. Statue en bronze, à 92 % de cuivre, de 2,30 m à la flèche du drapeau. Auteurs : Jules Pollachi, sculpteur ; A. Durenne, fondeur. Inauguré le 30 octobre 1921.

Annie Chazeaubénit

Conférence le 26 juin 2015 à la salle des fêtes de Saint-Gence de l’auteur Jean-Guy Soumy : "Les femmes en 14-18, le point de vue du romancier", "Les conditions de vie imposées aux femmes, leurs rêves, leurs échappées, constituent l’un des axes de mon travail d’écriture. Peut-être parce que je vois un rapport entre l’exil accepté de l’écrivain et certaines formes d’empêchements imposées aux femmes.

Comment, lorsqu’on est un romancier, ne pas rencontrer un jour la Grande Guerre ? Lorsque je me suis trouvé confronté à cette nécessité intérieure, j’ai tout de suite compris que je ne désirais pas descendre dans les tranchées. Mais que je souhaitais aborder l’écho de ce drame, vécu directement par les hommes, sur la société de « l’arrière ». Qui d’autre alors mieux qu’un personnage féminin peut traduire le souffle destructeur propagé depuis le front ? Si bien exprimé dans cette parole d’épouse : « Je leur ai donné un agneau, ils m’ont rendu un loup ».

Dans mes livres, les femmes cantonnées sur une rive traversent le fleuve ou l’océan qui bornait leur univers. Contraintes à l’immobilité, elles deviennent voyageuses. Engeôlées dans le silence, elles prennent la parole. C’est ce franchissement qui m’intéresse. Ce passage qui renvoie à ma propre traversée du plafond de verre que constitue l’idée même d’écrire. Mais toute émancipation est douloureuse. Les conditions de travail de la munitionnette Anna, héroïne de La Chair des étoiles, sont épouvantables. Comme si cette peine ne suffisait pas, en temps de guerre, le corps des femmes ne leur appartient pas. Il relève de la Nation. Des juges se prononcent. Aimer ailleurs est impossible. Ou bien il faut fuir. Mais s’échapper c’est déjà se libérer.

Sur le plan littéraire, écrire un roman qui n’est pas un roman historique mais un récit se déroulant dans le passé, pose de nombreuses questions. Si l’Histoire apporte une forme d’exotisme confortable à l’auteur, elle peut aussi se révéler piégeuse. La distance aux personnages, en particulier à Anna, est un point central. Choisir d’écrire à la première personne est une décision aux conséquences importantes. La langue, le conflit entre la vraisemblance et le vrai, l’espace, le temps, sont autant d’aspects déterminants.

C’est sur cet ensemble de points, et d’autres encore qui vous apparaîtraient, que je vous propose d’échanger".

Jean-Guy Soumy

La conférence de M. Soumy a été suivie avec attention par une assistance nombreuse qui a échangé avec l’auteur tant sur les questions d’histoire concernant la Grande Guerre que sur le métier d’écrivain.

Le conseil d’administration de l’association souhaite remercié tout particulièrement la municipalité de Saint-Gence tant pour sa participation à la conférence que pour son soutien, son accueil et sa disponibilité.

Institutions qui soutiennent le musée de l’association reconnue d’intérêt général :


         
 

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